vendredi 8 janvier 2016

L’ARGENT PAR LA FENÊTRE, La précarité énergétique – AG2R La Mondiale, Besançon (25)

Précarité énergétique ? Mais moi, Monsieur, de l’énergie il ne m’en reste plus ! Je suis à bout ! Regardez un peu ma facture EDF ! 670,48 euros! Ce n’est plus une facture, c’est un cauchemar. 670,48 euros. Avec une retraite de 800 euros ! Je ne consomme pourtant pas grand chose !

C’est sûr ils vont me couper ! Déjà qu’il ne fait pas plus de quinze degrés dans la maison. Est-il possible qu’on laisse comme cela un pauvre monsieur tout seul ?

Ah ! mon Dieu, ils me laisseront ici mourir de froid.

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C’est après nous avoir vus en action avec notre débat théâtral sur le surendettement On va y arriver, que la section de l’AG2R La Mondiale de Bourgogne Franche-Comté a eu l’idée de nous faire intervenir sur la question de la précarité énergétique, sujet très vif chez maints de ses adhérents, qui n’ont plus les moyens de satisfaire leurs besoins primaires de chauffage. Mais pas facile de faire du théâtre sur un sujet où le principal acteur est la maison et ses équipements.

Après avoir travaillé à récolter des informations précises sur la question auprès d’assistantes sociales qui visitent régulièrement ces personnes et des conseillers des Centres Info Énergie, nous avons choisi de raconter la belle histoire d’amour d’un vieux monsieur du Nivernais avec sa maison aux murs épais et aux poutres de chêne, qui ne parvient plus à payer ses factures d’électricité, après la panne de sa vieille chaudière à fuel.

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L’histoire et ses différentes péripéties sont illustrées par un diaporama d’une centaine de photos, qui permettent aux spectateurs de visualiser la maison et de s’identifier au personnage, cerné par les marchands du temple qui, sous couvert de développement durable, tentent de lui vendre des solutions qui n’en sont pas.

Les spectateurs se relaient sur scène pour tenter de conseiller le vieux monsieur et le faire évoluer dans ses points de vue, pour qu’enfin il puisse continuer à vivre chez lui dans des conditions décentes.