mercredi 8 mars 2017

Sur le fil avec les appelants bénévoles

Juste une conversation dans ce monde qui va son rythme de fou et moi immobile
Juste une conversation dans les jours qui défilent et moi toujours plus fragile
Juste une conversation dans ce monde qui grouille et moi seule
Juste une conversation
Et c’est déjà beaucoup

Dans la droite ligne du projet qu’elle nous avait proposé l’an dernier, l’association Au bout du fil nous a proposé au mois de septembre d’écrire quatre nouveaux chapitres pour le débat théâtral Sur le fil, en direction des bénévoles qui assurent les entretiens téléphoniques avec les personnes âgées.

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Dans la première scène, Gaspard se demande comment débuter un entretien et entamer la conversation quand son interlocutrice est bloquée dans un silence résigné et ne répond que par monosyllabe.

Dans la deuxième situation, Evelyne a bien du mal à garantir les conditions d’une écoute bienveillante avec un vieux monsieur dont elle ne partage pas les mêmes valeurs. L’agacement la gagne bien malgré elle.

Antoine pour sa part ne sait pas très bien quel ton adopter vis-à-vis d’une dame en deuil de sa vie passée et qui sombre dans une profonde tristesse : comment maintenir une écoute sincère et au bon niveau, et éviter les pièges de la morale et de la fausse gaieté ?

Noémie, enfin, se fait piéger par la détresse de son interlocuteur, en grandes difficultés relationnelles avec ses filles, et elle est prête à lui venir en aide, malgré la réserve à laquelle elle est tenue.

La centaine de bénévoles présents se sont relayés sur scène pour tenter de déjouer ces quatre situations problématiques.